Les Pojagis
A l’origine, les pojagis sont des tissus dont on se sert pour envelopper des choses diverses ou pour couvrir la table afin d’éviter que la poussière ne tombe sur les aliments. Ils étaient assidûment fait à la main par les anciennes souhaitant ainsi attirer le bonheur Les tissus étaient alors très précieux, et même les moindres morceaux d’etoff étaient manipulés avec beaucoup de soin.
De nos jours, les pojagis ont perdu cette fonction première, mais ils sont encore très présents dans bien des aspects traditionels de la vie coréenne comme dans les cérémonies de mariage, par exemple.
Ils s’adaptent également très bien avec la décoration des intérieurs modernes créant ainsi des espaces très beaux et très confortables.
L’histoire des Pojagis
On ne sait pas exactement quand on a commencé à en faire ni d’ou ils sont viennent.
Les pojagis ont en de nombreuses fonctions. Non seulement on les utilisait comme cloisons
mais aussi comme tapis, pour y envelopper des couchages, des vêtements et de l’ameublements. Ainsi ils étaient largement utilisés comme une sorte d’ameublements.
Comme des « Furoshiki » ou des « Fukuça » japonais, on peut les étendre largement pour
les utiliser. Après usage, on peut les plier. Les plus petits mesurent 30cm carrés, les plus grands mesurent plus de 2mètres carrés.
La grande différence entre ces objets traditionels japonais et les pojagis, c’est que ces derniers ont presque tous des ficelles à leurs angles. Dans le temps, il y avait des quilts qu’on appelait « Tissus pour envelopper le bébé ». Les Japonais en faisant le même usage.
Mais les Coréennes faisant des pojagis en récupérant les restes d’étoffe après avoir fait à la main ces « vêtements » pour bébé.
Autrefois, les femmes coréennes exprimaient leurs sentiments et leurs créativités au travers de ces pojagis avec une parfaite compréhension des tons de couleur, de l’harmonie et de la qualité de tissus.
Variations au sein des Pojagis
Les pojagis peuvent être classés selon à couche sociale d’origine le milieu noble ou le milieu populaire, par exemple. Dans les milieux aristocratiques, ils étaient utilisés pour les cérémonies à la cour impériale. Ils étaient fait de soie, et la couleur dominante étant le pourpre. Dans les milieux populaires étaient utilisées toutes sortes de matières comme la ramie, le coton, le lin, la soie, le papier, etc.
Les pojagis pouvaient également être divisés en deux classes selon qu’ils avaient une doublure ou non. Il y avait aussi ceux qui étaient ouatinés pour envelopper des objets fragiles. En fonction de la méthode de création, on pouvait distinguer ceux avec broderies, ceux recouverts de feuilles d’or, ceux qui étaient illustrés à la main, qui étaient imprimés, ceux qui étaient matelassés ou encore les patch-pojagis, c’est à dire ceux constituiés de différents morceux d’étoffes.
Pojagis et Karamushi Kobo
La ramie qui est le matériel le plus représentatif est utilisée pour les pojagis,sans doublure, sans envers ni endroit, ce que l’on nomme « Karamushi » au japonais.
C’est en m’inspirant des magnifiques étoffes de ramie tissées par des inconnues d’une extraordinaire force de caractère pour que les pojagis prennent véritablement leur place dans la societé que j’ai décidé de donner ce nom à mon atelier de couture.
|